Quand le patriotisme s’étiole, quel remède ?

Votre identité a été marquée au fer rouge par vos origines dont vous êtes si fier. Vos aînés ont tenu à ce que vous développiez cet amour inconditionnel de votre bout de terre acquis par la sueur et le sang !

Votre éducation, vos expériences, bonnes et mauvaises liées à ce lopin de paradis déchu ont fait de vous la personne que vous êtes aujourd’hui. Vous lui portez une reconnaissance et un attachement éternels.

Vous avez eu maintes occasions de couper les ponts avec ces montagnes chauves, ces plages sales, ces plaines sèches qui vous ont bercé, nourri, rendu fort… Vous leur êtes toujours resté fidèle par amour, par empathie, par compassion : ils ne sont en rien responsables de leur sort !

Vous avez toujours gardé l’espoir qu’un jour votre Mère-Patrie revoie la lumière du jour au bout du tunnel, que ses fils se joindraient en une grande chaîne de solidarité, de reconnaissance, de fierté pour l’en sortir et la relever.

Puis… Un beau matin d’été, chez le voisin avec qui vous partagez cette parcelle d’univers, vous vous réveillez de cette grande passion stérile pour votre Maman chérie… Les fils tuteurs ont déjà vendu leurs âmes en échange de billets verts à l’effigie de faux amis, ils ont cédé leurs convictions contre les privilèges et la gloire! La minorité de patriotes désespérés dont vous faites partie et qui sacrifie sa vie pour rester au chevet du pays à l’agonie ne sert plus qu’à gonfler le tribut des charognards. Vos pensées positives, votre fierté de moins en moins justifiée et de plus en plus bafouée, vos discours enflammés, vos petites actions noyées ne servent, en vérité, à rien! VOUS ne servez plus à rien !

Ce jour-là, pour la première fois de votre existence, vous envisagez, le cœur explosé, d’abandonner, vous aussi, votre Maman mourante. Et d’aller grossir les files de vos frères apatrides errant sur la planète à la recherche d’une famille adoptive qui sache les traiter autrement que comme des déchets d’humanité… !!!

Il faudra chercher longtemps, vous l’avez compris… Certains ne la trouvent jamais. Qu’en sera-il de vous ?

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